Comment gérer son éco-anxiété en 5 étapes ?

L'éco-anxiété face à la planète qui brûle.

 

Comment gérer son éco-anxiété en 5 étapes?

 

Définition de l’éco-anxiété ?

L’éco-anxiété peut être définie par la peur chronique d’une catastrophe environnementale face à la dégradation de la planète. De plus, d’autres sentiments peuvent impacter le sujet qui souffre d’éco-anxiété. En effet, l’éco-anxieux peut ressentir de la colère face à l’inaction des politiques et un sentiment de culpabilité de ne pas pouvoir faire assez pour sauver la planète. 

L’éco-anxiété a été introduit dans les années 70 par un historien américain Theodore Roszak. Ce terme a été repris ces dernières années par les médias suite aux évènements climatiques tels que les incendies spectaculaires.

 

Qui est concerné par l’éco-anxiété ?

L’éco-anxiété touche principalement les adolescents et les jeunes adultes qui seront les principaux concernés par les changements climatiques. En effet, selon une étude menée dans 10 pays et  publié par le journal scientifique  The Lancet, 75% des jeunes de 16-25 ans pensent que l’avenir est effrayant à cause du réchauffement climatique.

Cette inquiétude, je la constate également lors des consultations avec les patients. En effet, ils sont très anxieux au sujet de leur avenir et certains évoquent même que cela peut déclencher des crises d’angoisses.

Est ce que l’éco-anxiété est un trouble psychique ?

Non ! L’éco-anxiété n’est pas un trouble psychique. C’est une réaction totalement saine face à une menace réelle. En effet, nos émotions ont une fonction : la peur nous permet de nous adapter et de nous protéger face au danger.

L’éco-anxiété en excès, peut effectivement conduire à impacter fortement l’humeur et générer des crises d’angoisses. En effet, l’éco-anxieux peut mettre en place un comportement de résignation par le phénomène d’impuissance apprise. Il pense alors que quoiqu’il fasse « cela ne sert à rien ».

L'impuissance apprise appliqué à l'éco-anxiété

 

Comment gérer son éco-anxiété  en 5 étapes ?

 

  • S’accorder des temps de déconnexion plusieurs fois par jour afin d’éviter un surplus d’informations anxiogènes

 

  • Se reconnecter à l’instant présent à travers la méditation. Il peut s’agir par exemple d’aller marcher dans un parc et de se concentrer sur les sons, les odeurs, le paysage…

 

  • Agir dans le sens de ses valeurs en ayant au quotidien des « éco-gestes ». Par exemple, privilégier les transports en commun lorsque cela est possible.

 

  • Apprendre à repérer ses distorsions cognitives. Les distorsions cognitives sont des erreurs d’interprétation de notre cerveau, notamment lorsque nous sommes anxieux. Je vous recommande ce guide pour repérer vos distorsions cognitives.

 

  • Enfin, vous devez apprendre à tolérer l’incertitude en commençant progressivement (une première étape peut consister par exemple à aller dans un nouveau restaurant sans lire les avis…)

Si l’éco-anxiété persiste et vous fait souffrir, les thérapies comportementales et cognitives peuvent vous aider.

 

Quelques références utiles sur l’éco-anxiété

 

Guide pour comprendre et gérer son éco-anxiété à télécharger en pdf :

Guide gratuit pour gérer son éco-anxiété

 

Livres sur l’éco-anxiété :

L’éco-anxiété 

Les émotions du dérèglement climatique